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18 février 2024

Dimanche : Upla et Cabane à sucre

On remet ça cette année avec nos visiteurs hivernaux : le combo trampolines dans les arbres Upla suivi de la cabane à sucre Charbonneau.

Il a de nouveau neigé sur Montréal, la journée promet d'être féérique.


Upla !!



Après avoir sauté et couru entre ciel et terre, on part manger un gros repas à la cabane à sucre. On y retrouve quasiment tous nos repères (dont le pichet de sirop d'érable pour tout assaisonner copieusement de sucre), il ne manque que le pudding chômeur et les grands-pères dans le sirop. On est pas dans la grande cuisine, mais ça fait largement l'affaire. 

On fini par l'inévitable tire d'érable.

Avec tout ce sucre nos enfants sont bien excités ! On fait une promenade avant de rentrer !



19 mars 2023

Blairfindie, cabane à sucre avec Sonia et Charles, le retour !

Un an après la cabane à sucre, nous retrouvons Sonia et Charles au Blairfindie pour une expérience un peu plus "familiale" de la cabane à sucre...

Construite dans les années 90 par une famille pour y faire les fêtes familiales, les matériaux de cette cabane ont été récupérées sur des vieilles granges de la région. Vous savez les granges américaines comme dans les livres ? 

Il ne s'agit donc pas vraiment d'une érablière en fonctionnement, mais la famille y prodigue un service de cabane à sucre teinté de traditions.

  • Cloche entre les 3 services : soupe, plat et dessert
  • Buffet : les clients font la file pour se faire servir
  • Mets bien goûteux et super jambon en croute (même si le principe général du menu le même dans toutes les cabanes)
  • Du sirop d'érable sur tous les mets suivants : 
    • Entrée : soupe aux pois avec du cretton (sorte de rillettes québécoises)
    • Plat : fèves aux lard, bacon, lard, omelette, betteraves, frites, cornichons, salade chou-carottes, oreilles de crisse
    • Desserts : Pouding chômeur, grand-père dans le sirop (nos préférés), tarte au sucre, gâteau moelleux

Le décor reprend de nombreuses activités des fermes d'antan. Nous avons découvert le pèse œuf, par exemple !

En fin de repas, passage obligatoire par une petite marche en forêt sur les traces des lièvres et des excavatrices.


18 février 2023

L'ouverture de la saison des sucres

Trampolines sucrés

Aujourd'hui, Olivier et Fabienne (encore eux 🙋) nous ont très gentiment prêté leur voiture pour que l'on puisse faire une sortie à 6 avec nos invités Virginie et Tess !



Direction Mont-Saint-Grégoire. On commence par Upla pour se dépenser pendant 2 heures dans les trampolines géants d'Arbraska avant un repas à la Cabane à sucre de l'érablière Charbonneau qui se trouve juste en face. Tess est avec Soline et Octave... et c'est Flora qui monte dans les trampolines avec eux :) !

Pour le repas, nous sommes dans une belle salle. Le pichet de sirop d'érable est bien là, le menu est correct... mais on aurait vraiment aimé avoir du pudding chômeur et des grands-pères dans le sirop. Bon, on a eu l'essentiel, dont les fameuses oreilles de crisse !

On fait un rituel petit tour en tracteur dans les vergers en hibernation avant d'aller gouter la tire d'érable.


Et nous voilà dans la petite cabane ou l'eau d'érable est transformée en sirop. Les propriétaires sont adorables et nous expliquent tous les secrets de fabrication pendant que l'on déguste la fameuse tire d'érable.

Ici, dans cette exploitation, le sirop est récolté à la chaudière ! La chaudière, c'est ce robinet planté dans l'arbre auquel est accroché un seau en galvanisé. Pas de moche tuyau ici (les seaux sont-ils plus beaux ?). La production des 1800 érables est récoltée à la main. À l'âge de 30 ans, les arbres peuvent recevoir de 1 à 4 chaudières en fonction de leur circonférence.


La transformation de l'eau en sirop se fait dans un appareil dont la finition a évolué avec le temps, mais pas le principe. L'eau est mise à bouillir dans une cuve inclinée sous un feu de bois. Plus l'eau chauffe, plus elle se concentre en sucre, plus elle est lourde et plus elle descend donc vers le bas de l'inclinaison. On récolte le sirop d'érable au robinet de la machine quand il a une concentration en sucre de 65% (il atteint alors 104 degrés et est "stérile").

Pour obtenir le sirop dont on fait la tire d'érable, cette sucette que l'on entoure du sirop que l'on a versé sur une couche de glace, on refait chauffer le sirop d'érable pour obtenir une concentration en sucre de 85% (à chaque concentration son produit, beurre d'érable, sucre d'érable... etc). Miam !

Attention les enfants, entre 12 et 20 sucettes consommées dans la journée, vous auriez des maux de têtes et des vertiges et passeriez le lendemain pas loin des toilettes. Il est par contre quasiment impossible de tuer un adulte avec de la tire d'érable, c'est rassurant !

Au passage, les exploitants nous livrent le secret du "réduit", qui est au sirop d'érable ce que le bourret (ou vin bourru) pourrait être au vin. Une substance éphémère au doux parfum de nostalgie dont les plus anciens se souviennent avec délice. C'est le liquide qui est dans la cuve intermédiaire, moins concentré en sucre, partagé chaud sur place car le réduit ne se conserve pas (102 degrés, il n'est pas stérile).

Lors de notre passage, la machine n'avait pas encore entamé sa saison, nous n'avons donc pas pu goûter, mais nous nous fixons cet objectif dans la saison des sucres 2023, en plus de celui de sentir la bonne odeur flottante du sucre chaud !

Vaches et Fromages

Nous aurions pu rentrer fissa ! Que nenni ! Sur la route du retour, au prix d'un minuscule détour, nous avons repéré une exploitation qui élève des vaches et fait des fromages. Belle surprise, Au gré des champs, à Saint-Jean-sur-Richelieu, est une exploitation d'excellente qualité, tant pour l'élevage de ses animaux que pour la production de ses fromages (c'est aussi la première ferme bio reconnue par Ecocert Canada).

Le plaisir est total, tant pour les yeux que pour les papilles !



02 avril 2022

La cabane à sucre

Entre le 15 mars et 30 avril environ, c'est le temps des sucres (ou saison des sucres) au Québec. La sève des érables remonte avec le radoucissement des températures et les érablières tournent à fond.

Un petit rappel du principe.


Fermées pendant 2 ans pour cause de Covid, toutes les cabanes ont été prises d'assaut cette année. Mais grâce à Charles, un collègue de Camille, et sa compagne Sonia nous avons trouvé une cabane à sucre : Au Palais Sucré.

Nous sommes allés à la cabane à sucre à 45 minutes de Montréal avec Charles, qui nous y a amenés, et Sonia qui nous y a rejoint. On avait réservé pour 13h30. Il s'agit d'un grand restaurant comble où les tables se vident et se remplissent aussi vite toute la journée. 

Tous les plats sont à partager et servis à volonté. Toutes les tables ont une carafe de sirop d'érable pour en arroser à tous les mets. 

  • Soupe aux pois
  • Salade de chou
  • Fèves au lard au sirop d'érable
  • Omelette
  • Lard
  • Jambon
  • Patates
  • Le creton (rillettes)
  • Les oreilles de crisse (lard frit)
  • Saucisses au sirop (d'érable)

Et au dessert

  • Beignes

  • Pancakes au beurre d'érable

  • Tarte au sucre
  • Grand-père dans le sirop (que vous pouvez voir sur la photo) 

Après le dessert, on a possibilité de faire des tire d'érable à volonté. Après ça on a bien mérité un petit tour de balancelle autour du feu.


Pour résumer : le sucre d'érable sous toutes ses formes ! 

20 mars 2022

Festival Cabane Panache

Le festival Cabane Panache fête sa dixième édition ce week-end. C'est dans la rue Wellington juste en bas de l'appartement, ce serait trop bête de ne pas en profiter.

L'attraction centrale, c'est le kiosque de tire d'érable Desjardins. La tire d'érable, c'est du sirop d'érable  porté à ébullition, versé sur la glace et que l'on ramasse avec un petit bâtonnet. Cela forme une sucette exquise... et collante !




Nous y avons fait plusieurs rencontres :

  • Imprévue : Marion et Dorian, anciens collègues toulousains d'OpenAirlines
  • Prévue : Olivier et Lucile, ancien collègue toulousain d'OpenAirlines

Nous avons croisé le bûcheron géant.

Nous avons dansé des jigs, des reels et des rigodons sous le balcon du presbytère Notre Dame des 7 douleurs d'où jouait un accordéoniste.

Nous avons assisté à un superbe spectacle de danse de la compagnie Tissés Serrés de Laval devant la station de métro De l'église.


On a visité des appartements, mangé un gratin dauphinois... excitant, non ? Et puis nous avons appris plein de choses sur les technologies autochtones grâce à Martin Lominy au Centre La Tienda.
Martin nous a appris que le sirop d'érable servait surtout aux nomades a faire du sucre solide plutôt que du sirop. Que le bouleau blanc aussi, possède une eau sucrée, ainsi que les multiples usages du bouleau :
  • fabriquer des contenants et des canoës avec l'écorce
  • s'alimenter avec l'aubier aussi (la partie entre l'écorce et le bois)
  • fabriquer des sculptures et des jeux (bilboquets notamment, qui étaient un jeu communautaire).
Le bouleau blanc sert actuellement à faire de la pâte à papier déplore l'archéologue  artisan.

Nous avons manipulé des outils pour percer le bois : l'archet et la vis. Nous avons appris plein d'autres choses sur le cuivre (les autochtones l'ont abandonné au profit des pierres)... ça donne envie de recroiser Technologies autochtone pendant notre séjour.