Trampolines sucrés
Aujourd'hui, Olivier et Fabienne (encore eux 🙋) nous ont très gentiment prêté leur voiture pour que l'on puisse faire une sortie à 6 avec nos invités Virginie et Tess !
Direction Mont-Saint-Grégoire. On commence par Upla pour se dépenser pendant 2 heures dans les trampolines géants d'Arbraska avant un repas à la Cabane à sucre de l'érablière Charbonneau qui se trouve juste en face. Tess est avec Soline et Octave... et c'est Flora qui monte dans les trampolines avec eux :) !

Pour le repas, nous sommes dans une belle salle. Le pichet de sirop d'érable est bien là, le menu est correct... mais on aurait vraiment aimé avoir du pudding chômeur et des grands-pères dans le sirop. Bon, on a eu l'essentiel, dont les fameuses oreilles de crisse !
On fait un rituel petit tour en tracteur dans les vergers en hibernation avant d'aller gouter la tire d'érable.
Et nous voilà dans la petite cabane ou l'eau d'érable est transformée en sirop. Les propriétaires sont adorables et nous expliquent tous les secrets de fabrication pendant que l'on déguste
la fameuse tire d'érable.
Ici, dans cette exploitation, le sirop est récolté à la chaudière ! La chaudière, c'est ce robinet planté dans l'arbre auquel est accroché un seau en galvanisé. Pas de moche tuyau ici (les seaux sont-ils plus beaux ?). La production des 1800 érables est récoltée à la main. À l'âge de 30 ans, les arbres peuvent recevoir de 1 à 4 chaudières en fonction de leur circonférence.


La transformation de l'eau en sirop se fait dans un appareil dont la finition a évolué avec le temps, mais pas le principe. L'eau est mise à bouillir dans une cuve inclinée sous un feu de bois. Plus l'eau chauffe, plus elle se concentre en sucre, plus elle est lourde et plus elle descend donc vers le bas de l'inclinaison. On récolte le sirop d'érable au robinet de la machine quand il a une concentration en sucre de 65% (il atteint alors 104 degrés et est "stérile").
Pour obtenir le sirop dont on fait la tire d'érable, cette sucette que l'on entoure du sirop que l'on a versé sur une couche de glace, on refait chauffer le sirop d'érable pour obtenir une concentration en sucre de 85% (à chaque concentration son produit, beurre d'érable, sucre d'érable... etc). Miam !
Attention les enfants, entre 12 et 20 sucettes consommées dans la journée, vous auriez des maux de têtes et des vertiges et passeriez le lendemain pas loin des toilettes. Il est par contre quasiment impossible de tuer un adulte avec de la tire d'érable, c'est rassurant !
Au passage, les exploitants nous livrent le secret du "réduit", qui est au sirop d'érable ce que le bourret (ou vin bourru) pourrait être au vin. Une substance éphémère au doux parfum de nostalgie dont les plus anciens se souviennent avec délice. C'est le liquide qui est dans la cuve intermédiaire, moins concentré en sucre, partagé chaud sur place car le réduit ne se conserve pas (102 degrés, il n'est pas stérile).
Lors de notre passage, la machine n'avait pas encore entamé sa saison, nous n'avons donc pas pu goûter, mais nous nous fixons cet objectif dans la saison des sucres 2023, en plus de celui de sentir la bonne odeur flottante du sucre chaud !
Vaches et Fromages
Nous aurions pu rentrer fissa ! Que nenni ! Sur la route du retour, au prix d'un minuscule détour, nous avons repéré une exploitation qui élève des vaches et fait des fromages. Belle surprise, Au gré des champs, à Saint-Jean-sur-Richelieu, est une exploitation d'excellente qualité, tant pour l'élevage de ses animaux que pour la production de ses fromages (c'est aussi la première ferme bio reconnue par Ecocert Canada).
Le plaisir est total, tant pour les yeux que pour les papilles !