Immigrer au Canada, toute une aventure administrative
1 - Le dossier en France
Pour ça, Camille a donné toute son énergie pour rassembler tous les papiers. Mais il est arrivé quelques misères. Par exemple nos Baccalauréats sont partis à la déchetterie par mégarde car le classeur s'est retrouvé dans un sac allant à la déchetterie pardi. Et surtout pour Camille, nous étions encadrés par KPMG qui nous a relancés si besoin et vérifié tous les documents. Ce service payant a été offert par l'entreprise de Camille. Il nous a permis de faire les 4 permis.
2 - Les permis
Un permis de travail fermé de 2ans pour Camille. S'il démissionne ou s'il est viré, vu qu'il s'agit d'un permis de travail fermé, on retourne en France. D'ailleurs, je viens d'apprendre que cela permet à des employeurs peu scrupuleux d'avoir un rapport de force très avantageux sur certains immigrés vulnérables. Ce n'est pas du tout le cas des informaticiens qui sont super choyés partout dans le monde et donc au Canada. Mais bon, le retour en France peut être très précipité.
Un permis de travail ouvert pour moi lié au permis de travail fermé de Camille (les mêmes dates). Le problème c'est que sur un permis de travail ouvert "normal", voici les conditions :
Or, la première clause (pas autorisée à travailler avec les enfants d'âge primaire et secondaire) est bien embêtante lorsque l'on a été 14 ans enseignante au primaire.
3. La visite médicale
Pour enlever cette clause, il faut passer une visite médicale. Je l'ai effectuée le 27 janvier 2022 à Bordeaux (j'aurais du la passer le 22 décembre 2021, mais j'étais Covidée). En tout cas, en passant le 4 mars à la frontière à l'aéroport, le douanier n'a pas "vu" que j'avais fait cette visite médicale (qui m'a couté 300 euros, au passage) et nous, trop heureux d'avoir tous les permis après les heures d'avion, nous n'avons pas bien regardé et vérifié (pourtant KPMG, tout de même très pro, s'occupent de tout parfaitement et avaient bien mentionné de faire attention). En tout cas, je suis arrivée sur le sol canadien sans pouvoir travailler avec les enfants.
4 - le tour du poteau
J'ai donc commencé à chercher du travail sans lien avec les enfants, mais vu mon CV et l'adaptation des enfants pas si simple à l'école, je préférais des horaires compatibles avec l'école. Je n'ai pas trouvé ce boulot compatible. Surtout que les grandes vacances arrivent vite et pas de moyen de garde autre que les camps de jour, dont les inscriptions sont souvent terminées ou pour lesquels il faut être hyper vigilants et les premiers à cliquer sur les inscriptions. On passe beaucoup de temps sur les ordis...
Donc hier après 3 semaines d'attente sans réponse à un mail auprès de l'immigration IRCC pour modifier mon permis pour pouvoir travailler avec les enfants, j'ai décidé de me rendre aux USA et de repasser la frontière. C'est ce qu'on appelle à Montréal "faire le tour du poteau". Grâce (encore une fois) à Facebook, j'ai trouvé une voiture (pour 80$) et avec d'autres immigrés qui doivent renouveler leur permis de travail, nous avons fait de tour du poteau.
A pied, on passe la frontière, on se rend chez les douaniers américains, empreintes et vérification puis on retourne à pied vers le poste de frontière canadien. Pour mon problème spécifique de modification du permis, ils m'ont refait payer les frais de 255$. L'immigration, c'est beaucoup de paperasses et c'est cher ! Me voici donc avec un permis de travail ouvert autorisant à travailler avec les enfants. J'ai d'ailleurs postulé pour le service de garde pour la cantine des enfants dès aujourd'hui. 2h par jour, ça me permettra de mettre un pied dans le système éducatif...
5 - Un nouveau permis ?
Même si je ne suis vraiment pas sûre de rester enseignante au Québec, car ils demandent de fournir une liste importante de document (notamment certains que je dois récupérer auprès de l'éducation nationale ?)

Bref, je suis en attente de ces documents que l'éducation nationale doit m'envoyer... Pour ceux qui ont travaillé pour l'éducation nationale, vous comprendrez mes doutes quant à la réception de ce document dans un délai convenable. Enfin, c'est possible puisque une nouvelle amie, maman d'une copine de Soline, est aussi instit française et a travaillé en tant qu'enseignante au Québec.

Pour l'année prochaine, je m'oriente plus vers une reprise d'étude (et donc la demande d'un permis d'étude, rebelote avec la frontière) pour une formation en secrétariat d'un an, un DEP, qui est souvent demandé dans les postes que je convoitais (administration dans un théâtre, gestion dans des centres de vacances ou de formations...).
C'est très actif chez nous au niveau administratif ! On a tout numérisé, on est au taquet !